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« Si l’art de la science-fiction devait être défini, ce serait peut-être par sa capacité à réifier les métaphores – à les transformer en objets concrets, au point que leur usage littéral en devient problématique dans le cours du texte. On pourrait croire que le roman d’Eschbach sort tout droit du creuset surréaliste. Il n’en est rien. Le mystère des tapis possède une valeur absolue – une matérialité – à laquelle on finit par croire. »
Serge Lehman, L'Humanité, 9 décembre 1999
 
« [...] Ainsi, au-delà d'une idée impressionnante dans son absurdité, au-delà d'une intrigue à la structure originale, au-delà du refus des facilités offertes par les conventions narratives du genre, c'est au meurtre du père qu'Andreas Eschbach nous convie d'assister. À ce titre, Des milliards de tapis de cheveux constitue peut-être l'acte fondateur d'une SF allemande moderne tout aussi dégagée de ses influences que peuvent l'être dans d'autres pays les œuvres d'Evangelisti, Masali, Stolze ou Dantec. »
Roland C. Wagner, Bifrost N°16, décembre 1999
 
« En une suite de tableaux vivants, Eschbach nous chante magistralement un sombre et froid poème. Il nous livre le récit éternel de toutes les volontés impériales, de toutes les ambitions totalitaires, l'histoire de leur vanité, de leur absurdité, de leur cruauté, et surtout de leur incroyable réussite. »
Eric Méary, Chronic'art